Vous ĂȘtes Ă©puisĂ©(e) sans raison apparente. Vos articulations vous font mal. Votre ventre se plaint souvent. Votre tĂȘte est dans le brouillard. Et pourtant, votre mĂ©decin vous regarde avec un air circonspect et vous dit : « Vos analyses sont bonnes. Vous n’avez rien. Ăa doit ĂȘtre le stress ». Ce “rien” a un nom. Il s’appelle l’inflammation de bas grade â et il est grand temps qu’on en parle.
QU’EST-CE QUE L’INFLAMMATION DE BAS GRADE ?
Vous connaissez probablement l’inflammation aiguĂ« : c’est ce qui se passe quand vous vous tordez la cheville, quand vous avez une angine, ou quand une plaie rougit et gonfle. C’est visible, douloureux, bruyant : la fameuse combinaison DOLOR (douleur) + RUBOR (rougeur) + CALOR (chaleur) + TUMOR (tumĂ©faction ou gonflement). Le corps crie pour vous signaler un problĂšme, et une fois la guĂ©rison faite, le calme revient.
L’inflammation de bas grade, elle, est tout le contraire. On l’appelle aussi inflammation chronique systĂ©mique de bas grade (ou en anglais, low-grade chronic inflammation). Elle est silencieuse, diffuse, constante. Imaginez un feu de tourbe sous la terre : aucune flamme visible, aucune fumĂ©e, mais la chaleur consume tout de l’intĂ©rieur, lentement, inexorablement.
Cette inflammation ne dĂ©clenche pas nĂ©cessairement de marqueurs biologiques suffisamment Ă©levĂ©s pour « alerter » les examens standards. La CRP (protĂ©ine C rĂ©active) ou la VS (Vitesse de SĂ©dimentation) deux des marqueurs habituellement mesurĂ©s par le mĂ©decin gĂ©nĂ©raliste, peuvent rester dans les normes de rĂ©fĂ©rence. Et pourtant, Ă l’intĂ©rieur, votre systĂšme immunitaire est en Ă©tat d’alerte permanent.
đ CE QUE DIT LA SCIENCE
Des chercheurs ont montrĂ© que l’inflammation chronique de bas grade est associĂ©e Ă une Ă©lĂ©vation subtile mais persistante de cytokines pro-inflammatoires (interleukine-6, TNF-alpha, IL-1ÎČ) sans dĂ©clencher les seuils cliniques habituels. Elle reste donc invisible aux bilans sanguins classiques, mais crĂ©e un terrain de dĂ©tresse cellulaire chronique.
Sources : Furman et al., Nature Medicine, 2019 â « Chronic inflammation in the etiology of disease across the life span » · Minihane AM et al., British Journal of Nutrition, 2015
RECONNAĂTRE LES SIGNAUX QUE LE CORPS ENVOIE
Ce qui rend cette inflammation si dĂ©routante, c’est qu’elle se manifeste de mille maniĂšres diffĂ©rentes selon les individus. Voici les symptĂŽmes couramment rapportĂ©s, souvent balayĂ©s d’un revers de main par les consultations mĂ©dicales standards :
Ce tableau clinique fragmentĂ© et variable est prĂ©cisĂ©ment ce qui mĂšne tant de femmes et d’hommes Ă errer de cabinet en cabinet, recevant tantĂŽt un diagnostic de fibromyalgie, tantĂŽt de syndrome de fatigue chronique, de colopathie fonctionnelle ou de « terrain anxieux ». Ou, pire : rien du tout.
CE QUE MEDICAL MEDIUM RĂVĂLE SUR L’INFLAMMATION
Anthony William, connu sous le nom de “Medical Medium” (MM pour les intimes), apporte une vision qui va bien au-delĂ des sentiers balisĂ©s de la mĂ©decine conventionnelle. En somme, il nous dit que l’inflammation, si elle n’est pas provoquĂ©e par un accident physique, rĂ©sulte de l’activitĂ© des pathogĂšnes (virus, bactĂ©ries, champignons, moisissures, parasites, etc.) et notamment d’un virus TRĂS souvent impliquĂ© : le virus Epstein-barr (EBV) faisant partie lui-mĂȘme de la famille des herpĂšs virus (Herpesviridae).
Le virus d’Epstein-Barr, au cĆur de tout ?
« Des dizaines de millions de personnes souffrent de symptĂŽmes que les mĂ©decins ne comprennent pas. Fatigue profonde, douleurs inexpliquĂ©es, problĂšmes neurologiques⊠Ces maladies ont une cause commune que la mĂ©decine n’a pas encore identifiĂ©e : le virus Epstein-Barr (EBV), qui a Ă©voluĂ© en plus de 60 variantes diffĂ©rentes. Il se loge dans le foie, la rate, les tissus thyroĂŻdiens, et il libĂšre des neurotoxines qui alimentent l’inflammation chronique. »
â Anthony William, ThyroĂŻde â Comprendre et traiter les troubles thyroĂŻdiens ! (Medical Medium Thyroid Healing), 2017
đ LA SCIENCE S’EN APPROCHE
Une Ă©tude publiĂ©e dans le Journal of Autoimmunity (Niller et al., 2011) confirme que le virus EBV peut rester latent dans l’organisme pendant des dĂ©cennies et rĂ©activer une rĂ©ponse immunitaire persistante et pro-inflammatoire. D’autres travaux relient l’EBV Ă des pathologies auto-immunes comme la thyroĂŻdite de Hashimoto, le lupus ou la sclĂ©rose en plaques. Niller HH et al., J Autoimmun, 2011 · MĂŒnz C., Frontiers in Oncology, 2019
LES MARQUEURS INDIQUANT UNE INFLAMMATION
â CRP (C-Reactive Protein)
Il s’agit d’une protĂ©ine produite par le foie en rĂ©ponse Ă l’inflammation systĂ©mique.
- En dessous de 1 mg/L âĄïž risque faible
- Entre 1-3 mg/L âĄïž risque modĂ©rĂ©
- Au dessus de 3 mg/L âĄïž risque Ă©lĂ©vĂ© d’inflammation ou de maladie cardiovasculaire
â Taux de ferritine
La ferritine est une protéine de stockage du fer.
- Norme idĂ©ale âĄïž entre 30-400 ng/ml dĂ©pendamment de l’Ăąge et du sexe.
- Des taux élevés
> 400 ng/ml peuvent indiquer une inflammation chronique ou une infection aiguë.
- Des taux bas
< 30 ng/ml, si une malabsorption ou des saignements occultes ont été écartés, peuvent révéler une infection virale spécialement due à Epstein-Barr. *** information MM ***
â Test de mutation du gĂšne MTHFR
MM nous indique que le test de mutation du gÚne MTHFR donne des faux positifs chez pratiquement toutes les personnes qui présentent une infection virale (donc une inflammation) au niveau du foie.
Une infection virale dans le foie a affectĂ© le processus de fabrication et d’assimilation de la B12 et d’autres nutriments essentiels par le corps. Cela Ă©lĂšve les niveaux d’homocystĂ©ine, ce qui dĂ©clenche un rĂ©sultat positif pour la mutation du gĂšne MTHFR. Une fois que l’infection virale est maĂźtrisĂ©e ou Ă©liminĂ©e, le test de mutation gĂ©nĂ©tique sur le gĂšne MTHFR peut revenir Ă la normale. Il peut ĂȘtre Ă©levĂ© Ă cause du virus d’Epstein-Barr (EBV).
â HomocystĂ©ine
Il s’agit d’un acide aminĂ© â c’est-Ă -dire un petit composĂ© chimique que notre corps fabrique naturellement â qui circule dans le sang. Contrairement Ă d’autres acides aminĂ©s, on ne le trouve pas dans les aliments : il est produit par notre organisme lors de la transformation d’un autre acide aminĂ© appelĂ© mĂ©thionine. En temps normal, le corps recycle et Ă©limine l’homocystĂ©ine, grĂące notamment aux vitamines B6, B9 (folates) et B12.
- Entre 5 et 15 ”mol/l âĄïž homocystĂ©inĂ©mie normale
- Entre 15 et 30 ”mol/l âĄïž hyperhomocystĂ©inĂ©mie modĂ©rĂ©e
- Entre 50 et 100 ”mol/l âĄïž hyperhomocystĂ©inĂ©mie intermĂ©diaire
- >100 ”mol/l âĄïž hyperhomocystĂ©inĂ©mie sĂ©vĂšre
â Faux positif au VIH
MM nous parle des tests faux positif au VIH ne rĂ©vĂšlant rien d’autre qu’un sang “sale” dont l’origine est une inflammation silencieuse. Et c’est prĂ©cisĂ©ment, ce qui m’est arrivĂ©. đđđLIRE MON HISTOIRE ICIđđđ
â Histamine Ă©levĂ©e
L’histamine est une molĂ©cule produite naturellement par le corps, qui joue le rĂŽle de signal d’alarme. Votre corps stocke de l’histamine dans des cellules “sentinelles” (les mastocytes). Quand il dĂ©tecte une menace â une blessure, un microbe, une substance Ă©trangĂšre â il libĂšre de l’histamine pour dĂ©clencher une rĂ©action de dĂ©fense.
MM nous dit qu’un fort taux d’histamine signale un sang “impur”, marqueur d’inflammation.
â Ancienne infection au virus EBV
C’est l’EBNA IgG (anticorps anti-antigĂšne nuclĂ©aire de l’EBV) :
- Il apparaĂźt tardivement aprĂšs l’infection (plusieurs semaines Ă mois)
- Une fois présent, il persiste toute la vie
- Sa prĂ©sence combinĂ©e Ă l’absence de VCA IgM signe une infection passĂ©e et rĂ©solue
MM nous indique que l’EBV, passĂ©e la phase de mononuclĂ©ose (stade 2/4), peut rester en latence des annĂ©es dans le foie. Or, ce n’est pas parce qu’il est latent qu’il ne cause pas de dommages. Le virus lors de cette phase II peut crĂ©er un tissu cicatriciel, engorgeant le foie de son hĂŽte Ă son insu.
â FibrinogĂšne
- Valeur idéale
200â400 mg/dL
- Des niveaux élevés peuvent indiquer une inflammation, une infection ou un risque de maladie cardiovasculaire.
â NumĂ©ration des globules blancs
Mesure le nombre total de globules blancs dans le sang.
- Plage idĂ©ale âĄïž GĂ©nĂ©ralement entre 4 500 et 11 000 cellules par microlitre.
- Des niveaux au-dessus de cette plage peuvent suggérer une inflammation, une infection ou un stress.
â Monocytes
Un type de globule blanc qui augmente en réponse à une inflammation, une infection et des maladies auto-immunes.
- Plage idĂ©ale âĄïž GĂ©nĂ©ralement 2 Ă 8 % du nombre total de globules blanc.
- Des pourcentages plus élevés peuvent indiquer une inflammation ou une infection chronique.
â LDH (Lactate DeshydrogĂ©nase)
Une enzyme présente dans presque tous les tissus du corps.
- Plage idéale
140â280 U/L, mais cela peut varier selon les mĂ©thodes de laboratoire.
- Des niveaux élevés peuvent indiquer des lésions tissulaires ou une inflammation.
LES PROTOCOLES NATURELS POUR ĂTEINDRE CE FEU INTĂRIEUR
La bonne nouvelle â et elle est immense â c’est que l’inflammation chronique de bas grade peut ĂȘtre significativement rĂ©duite par des changements dans son alimentation. Voici les piliers que j’intĂšgre dans mes accompagnements inspirĂ©s par les enseignements d’Anthony William.
⊠Le Protocole de Soutien Anti-Inflammatoire
- Ăliminer le gluten, les produits laitiers et les Ćufs pendant 3 mois â Ces trois aliments sont dĂ©signĂ©s par Anthony William comme des «No food » qui alimentent les pathogĂšnes viraux et surchargent le systĂšme immunitaire. Une approche d’Ă©limination temporaire ou sur le plus long terme permet souvent des transformations spectaculaires.
- Hydratation Ă l’eau citronnĂ©e au rĂ©veil â Au saut du lit, aprĂšs ĂȘtre allĂ© aux toilettes, je vous recommande de boire 450 ml d’eau filtrĂ©e avec le jus d’un demi-citron pour alcaliniser, hydrater les cellules et soutenir le foie dans son nettoyage nocturne.
- Jus de cĂ©leri branche, 500 ml Ă jeun chaque matin â Protocole phare de Medical Medium. Le cĂ©leri contient des cristaux de sels de sodium aux propriĂ©tĂ©s anti pathogĂšnes et restauratrices de l’acide chlorhydrique. Ă boire absolument sur estomac vide et sans ajout de quoi que ce soit d’autre pour en retirer le plein potentiel.
- “Heavy Metal Detox Smoothie” quotidien â C’est une combinaison de myrtilles sauvages, spiruline, jus d’herbe d’orge, dulse et coriandre fraĂźche pour chĂ©later en douceur les mĂ©taux lourds, principaux carburants de l’inflammation chronique.
- Gestion du stress â La rĂ©duction du stress chronique est incontournable pour rĂ©duire les hormones de stress (adrĂ©naline et cortisol) et les marqueurs inflammatoires. Par exemple : faire une marche en pleine nature a la capacitĂ© de rĂ©duire considĂ©rablement son niveau de stress.
« Les symptĂŽmes ne sont pas vos ennemis. Ils sont les messagers de votre corps, qui essaie de vous dire qu’il a besoin d’aide. Quand vous commencez Ă l’Ă©couter vraiment â et Ă lui donner ce dont il a besoin â des miracles se produisent. J’en suis le tĂ©moin chaque jour. »
â Anthony William, Medical Medium, 2015
VOUS N’ĂTES PAS CONDAMNĂ(E) Ă VOUS SENTIR AINSI
L’inflammation silencieuse est rĂ©elle. Elle a des causes identifiables. Et elle a des solutions concrĂštes, accessibles, naturelles. Si vous vous reconnaissez dans ces lignes â si vous portez depuis trop longtemps un « rien d’anormal » qui ne correspond pas Ă ce que vous vivez dans votre corps â sachez que vous mĂ©ritez des rĂ©ponses. Et des solutions.
Je serai heureuse de vous accompagner dans un bilan personnalisé et un protocole adapté à votre terrain unique.
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â ïžCet article est rĂ©digĂ© Ă des fins d’information et ne remplace pas un avis mĂ©dical. Toute dĂ©marche de santĂ© doit ĂȘtre entreprise avec discernement et, si nĂ©cessaire, en lien avec un professionnel de santĂ©.









