L’article que vous vous apprêtez à lire est le plus personnel de tous.
Malgré la pudeur que j’ai à dévoiler des secrets de famille si longtemps gardés, je crois qu’il est plus que temps de vous parler de mon histoire personnelle et familiale qui ont tissé lentement mais sûrement ma mission de vie, celle de devenir Naturopathe.
Dès mon enfance, j’ai été confrontée à des réalités qui ont façonné ma vision de la santé et de la guérison. Un de mes parents, diagnostiqué « maniaco-dépressif » (maladie aujourd’hui renommée « bipolarité »), a été pris en charge par les médecins toute sa vie à coups de médicaments.
Je me rappelle, petite, ce sentiment honteux d’avoir un parent hors norme qu’on traitait de « fou » à l’école. Je me rappelle les visites à l’hôpital psychiatrique, un vieil établissement aux murs aussi tristes et défigurés que ses résidents. Je me rappelle l’espoir que j’avais dans la médecine pour guérir mon parent « malade de la tête ». La médecine n’était-elle pas là pour soigner et guérir les gens ? Pensais-je du haut de mes 7 ou 8 ans.

Cet espoir, malheureusement, s’est heurté à la réalité : la médecine classique n’a pas apporté la guérison que j’attendais. Au mieux, elle a permis à mon parent de faire moins de crises aiguës qui pouvaient potentiellement nous – mes frères et sœurs – nous mettre en danger.
Ce constat m’a plongée dans une remise en question profonde. Pourquoi n’y avait-il pas d’autre solution ? Pourquoi les médicaments semblaient être la seule réponse, mais sans véritable efficacité ? Et surtout, pourquoi, n’y a-t-il que des résultats partiels, des symptômes qui persistent et des effets secondaires ?
LE DÉSENCHANTEMENT DE LA MÉDECINE CONVENTIONNELLE
Grandir avec un parent malade, sous traitement psychiatrique constant, m’a fait perdre foi dans les promesses de la médecine conventionnelle. Même si elle a des bienfaits indéniables dans d’autres champs d’action (la chirurgie notamment), elle ne semblait pas s’attaquer à la racine des problèmes, mais plutôt aux symptômes. J’ai vu la vie de mon parent marquée par les effets secondaires des médicaments et cela m’a ouvert les yeux sur les limites de cette médecine.
Effet invisible et pourtant bien réel, j’ai aussi vu la misère de l’exclusion sociale que cette maladie pouvait entraîner. C’est le double effet «Kiss Cool» – pas si cool – que cette maudite maladie bipolaire peut engendrer.
MON PROPRE PARCOURS DE SANTÉ
Alors que j’étais confrontée au désenchantement vis-à-vis de la médecine conventionnelle, j’ai moi-même été confrontée lors de ma vie adulte à des petits problèmes de santé récurrents : de l’acné persistante, des brûlures vaginales, du papillomavirus, des infections (bartholinite, mastite), de l’herpès buccal récurrent, des soucis de peau comme le pied d’athlète ou encore une desquamation excessive et des épisodes de brouillard cérébral … Jusque-là rien d’assez alarmant !
UNE PREMIÈRE ÉPREUVE MARQUANTE : LA PEUR DU VIH
Un moment marquant de mon parcours de santé a eu lieu lorsque je devais être âgée de 28 ou 29 ans. Depuis l’âge de mes 18 ans, j’avais commencé à donner mon sang régulièrement à l’Établissement Français du Sang. C’était pour moi une manière de contribuer à la société tout en prenant soin de moi-même. Cependant, un jour, alors que je vivais en Irlande, quelques jours après un don de sang, on m’a rappelée. On m’a demandé de me déplacer en personne, sans explication claire au préalable. Une fois sur place, les médecins m’ont expliqué que mon sang avait réagi au virus du VIH, lors d’une série de tests pour détecter d’éventuelles maladies infectieuses.

On m’a rapidement rassurée, me disant que cela ne signifiait pas nécessairement que j’étais porteuse du SIDA, mais que des examens supplémentaires seraient nécessaires pour en être certain. Ce fut un moment de pure angoisse. Pendant ces 15 longs, très looooongs jours d’attente, je priais, je tremblais de peur, incapable de penser à autre chose. Je me sentais vulnérable, perdue dans un système médical qui semblait plus me faire douter de moi que me rassurer. Et puis, le verdict est tombé : « faux positif ». Le Ciel, je l’ai remercié à genoux. Je n’étais pas porteuse du VIH mais je ne pouvais plus donner mon sang.
J’ai compris, bien plus tard, que ce test signifiait que j’étais « virale » et qu’une maladie potentiellement dangereuse était en train de mijoter tranquillement en moi. Grâce aux protocoles d’Anthony William, le « Medical Medium », je ne suis plus aujourd’hui « fausse positive » au VIH et peut, à nouveau, donner mon sang sans aucun problème.
UNE SECONDE SÉRIE D’ÉPREUVES : QUAND L’HISTOIRE FAMILIALE SE RÉPÈTE
La maladie « bipolaire » de mon parent en disait long sur la fragilité familiale : la sphère cérébrale. Maintenant, avec le recul, je peux voir qu’il y avait, en effet, des indices d’une fonction cérébrale fragilisée en moi.
Effectivement, déjà petite, je me souviens que j’étais parfois engluée dans un brouillard épais alors que j’essayais de fixer mes idées sur quelque chose de précis. J’avais également l’impression de ne pas être aussi intelligente que le reste de ma classe.
Bien plus tard, à l’âge adulte, j’ai connu des épisodes assez perturbants d’électricité dans le cerveau qui se manifestaient lors de mon sommeil, après une soirée arrosée d’alcool. J’étais comme paralysée avec une difficulté extrême à me réveiller pour sortir de ce tourment.

Mais c’est en 2009, alors âgée de 31 ans, que l’histoire familiale allait me rattraper. J’avais prévu un super voyage en Asie avec une amie. Nous devions passer 3 semaines entre la Thaïlande et le Laos. Finalement, je n’ai jamais mis les pieds au Laos et je n’ai passé que 10 jours en Thaïlande dont la majeure partie à l’hôpital, séjour qui s’est soldé par un rapatriement sanitaire. Je venais de faire ma première « bouffée délirante ».

Pour ceux qui n’ont jamais vécu de bouffées délirantes eux-mêmes, c’est assez difficile à décrire. En tous les cas, je pense que tout a commencé avec l’introduction du Malarone, un médicament contre la malaria (paludisme), qui m’avait été recommandée par mon médecin pour mon voyage en Asie. Le Malarone a été sans doute la goutte d’eau qui a fait déborder le vase sur un terrain déjà propice aux incidents « psychiatriques ». Qui plus est, un événement heureux (un coup de foudre peu de temps avant mon départ pour Bangkok) m’a aussi mise dans des prédispositions « favorables » au développement de cette crise. J’étais en euphorie complète !!!
Tout commence subtilement… puis c’est l’engrenage
Une phrase entendue à la radio qui semble s’adresser à toi. Tu te sens plein d’énergie, éveillé comme jamais, comme si tout autour de toi avait un sens caché que tu es le seul à percevoir. Tu vois des signes partout — dans les gestes des passants, sur un écriteau dans la rue, les animaux aussi sont de la partie ! Le monde est devenu un langage codé. Ton cerveau fonctionne en permanence et relie tout : les événements passés sont reliés au présent. Tout passe à la moulinette. Les pensées fusent. Elles s’enchaînent, rebondissent. Tu fais des liens entre tout. Tu crois comprendre enfin des choses fondamentales. La Vérité. Ton rôle dans l’Univers et même le sens de l’Univers. Les émotions sont intenses, TROP intenses.
Viennent les délires
Tu entends des voix. Mes premières impressions réellement étranges ont été une hallucination auditive à l’aéroport de Dubaï – en transit pour la Thaïlande – où j’ai cru entendre distinctement mon prénom prononcé par un agent de l’aéroport au moment de scanner les bagages. Le délire peut être mystique, paranoïaque, mégalomaniaque… ou tout cela à la fois. Pour moi, il était mystique.
Ton entourage te dit que tu te trompes, qu’il n’y a rien. Pour toi, c’est eux qui ne voient pas. Tu es dans une autre réalité, plus vraie que la réalité elle-même.
La perception du temps change
Les secondes s’étirent. Les jours n’ont plus de logique. Tu dors peu ou plus du tout. Tu oublies de manger. Et dans certains cas, tu perds totalement le contact avec le réel.
Et puis, c’est l’hospitalisation !
Quelques jours ou semaines plus tard, parfois après une hospitalisation ou un traitement, tu “reviens”. Dans mon cas, j’ai été amenée à l’hôpital et on a dû m’endormir de force. Ce fut une expérience assez traumatique puisque je me débattais comme une bête en furie croyant qu’on me voulait du mal. Quand tu « reviens » à la conscience, tu te souviens plus ou moins bien de ce qui s’est passé. Ce que tu as cru te paraît flou, irréel, ou honteux. Tu peux te sentir vide, fatigué, confus. Et tu te demandes ce qui t’est arrivé.

En résumé, dans la peau de celui qui vit une bouffée délirante, c’est comme si la réalité se craquait, se fragmentait, et laissait apparaître un monde parallèle — terriblement cohérent dans sa logique interne, mais totalement déconnecté du monde partagé par les autres. C’est à la fois fascinant, terrifiant, et épuisant. Après une telle crise, le système nerveux est sens dessus dessous !
Malheureusement pour moi, cette crise a été suivie de trois autres. A chaque fois, un événement émotionnel (heureux ou malheureux) très fort a été à l’origine de l’emballement de la machine. La médecine conventionnelle a voulu me mettre sous médication après un seul entretien téléphonique avec un psychiatre non intéressé par l’expérience que j’avais vécue. On m’a diagnostiquée de bipolaire, comme mon parent !!! J’ai tout bonnement refusé ce diagnostic lancé à la va-vite et bien sûr j’ai également refusé catégoriquement d’être sous camisole chimique.
J’étais décidée à investiguer et à trouver les raisons de ces « bouffées délirantes ».
DE LA RECHERCHE DE SENS À LA MISSION
J’ai longtemps cherché à comprendre ce qui m’était arrivé en Thaïlande et lors des trois épisodes suivants. J’ai dû attendre 2020 avant d’avoir une explication convaincante, quand je me suis plongée dans les ouvrages d’Anthony William, le « Medical Medium ».
Voici ce qu’explique le « Medical Medium » à propos de la bipolarité dans son livre « Brain Saver », traduit en français sous le titre « Pour un cerveau en bonne santé » :
« Il se produit un déséquilibre chimique dans le cerveau qui peut vous emporter dans tous les sens, vous faisant passer par des hauts et des bas. Cela peut vous plonger dans une dépression ou dans un autre état d’esprit. Il n’existe pas de produit chimique naturel fabriqué par le corps qui puisse soudainement dérailler et provoquer un état d’esprit altéré au point d’interférer avec votre vie (donc oubliez toute théorie hormonale). Ce sont des substances chimiques extérieures qui sont entrées dans le corps, peut-être même avant la naissance, dès la conception, via l’utérus, ***PAR LES PARENTS***, à la naissance ou après.
Ces substances chimiques sont les métaux lourds toxiques. Ils ont pénétré dans le cerveau, s’y sont installés et ont rapidement oxydé chez certaines personnes. Chez d’autres, ils peuvent ne pas s’oxyder aussi vite — cela dépend de l’endroit où le métal se trouve. Cela peut être sur la ligne médiane, près de l’hypophyse, ou simplement dans le lobe frontal, dispersé. Ils peuvent rester là, calmes et stables, ou bien s’oxyder, se corroder, se déplacer dans différentes directions. Et selon le moment où cela survient, cela peut déclencher un peu de dépression, d’anxiété, ou de légères sautes d’humeur.
Déclencheurs :
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Il suffit ensuite d’une expérience/traumatisme émotionnel comme déclencheur : une énorme quantité d’adrénaline est alors libérée par les glandes surrénales, monte jusqu’au cerveau, l’inonde et perturbe ces dépôts de métaux lourds (ils sont bousculés). Le flot d’adrénaline arrive, explose au contact des métaux lourds et projette de petits fragments de métal partout.
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Le retrait simultané de toutes les obturations dentaires au mercure, libérant du mercure dans tout l’organisme. Il peut rester de petites poches de mercure (Hg) et de métaux lourds dans le cerveau, dans de petites zones, à différents endroits. Les métaux s’installent dans différentes parties du cerveau, c’est pourquoi aucun trouble bipolaire n’est identique d’une personne à l’autre : les phases maniaques, les hauts et les bas, les sautes d’humeur sont toutes différentes.
La phase maniaque de la bipolarité correspond au moment où la tempête démarre, quand la colère se déclenche. La colère et la confusion explosent ensemble. Cette émotion devient une tempête de feu, chauffant le cerveau comme rien d’autre. L’émotion devient une boule de feu, puis une véritable tempête de feu. Les émotions chauffent le cerveau comme rien d’autre. Le cerveau devient brûlant. Chauffez un métal, il devient malléable. Les métaux fondent, se dissolvent quand la chaleur monte. L’adrénaline est comme de l’essence : lorsqu’elle jaillit des glandes surrénales et inonde le cerveau, c’est comme de l’essence versée sur le feu. La confusion pour la personne qui souffre est immense, elle ne comprend pas ce qui lui arrive, ce qui lui cause une profonde tristesse. Les gens ont beaucoup de mal à s’en sortir. Si le métal lourd toxique n’était pas présent, le flot d’adrénaline ne conduirait pas à ce résultat. »*
Les expériences personnelles et familiales ont été difficiles, mais aussi révélatrices. Elles m’ont ouvert les yeux sur l’urgence de repenser notre approche de la santé mentale et physique, d’écouter le corps dans sa globalité, de revenir à une vision plus humaine et préventive.
C’est ainsi que j’ai trouvé ma voie : la naturopathie.
Une médecine de terrain, douce, complémentaire, centrée sur la prévention, l’écoute, et la compréhension des causes profondes.
AUJOURD’HUI JE VOUS AIDE À TROUVER LE SENS DE VOTRE MALADIE
Aujourd’hui, en tant que naturopathe, j’aide celles et ceux qui, comme moi, cherchent à comprendre leur corps et à retrouver leur équilibre.
À travers l’alimentation, les plantes, la détoxification, la gestion du stress, je vous aide à retrouver la vitalité et à prévenir les déséquilibres.
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