| Système | Pathologie | Médicament(s) | Rôle principal |
|---|---|---|---|
| Endocrinologie | Diabète type 2 | Metformine | Régule la glycémie, améliore la sensibilité à l’insuline |
| Hypothyroïdie | Levothyrox (lévothyroxine) | Supplée la T4 non produite par la thyroïde | |
| Hypercholestérolémie | Statines (atorvastatine, simvastatine) | Inhibent la HMG-CoA réductase, baissent le LDL | |
| Cardiovasculaire | Hypertension artérielle | IEC, ARA-II, bêtabloquants, diurétiques | Vasodilatation, réduction du volume sanguin |
| Thrombose / MTEV | Warfarine, AOD (rivaroxaban) | Anticoagulation pour prévenir les caillots | |
| Gastro-entérologie | RGO / ulcère gastrique | IPP (oméprazole, pantoprazole) | Inhibent la pompe à protons, réduisent l’acidité |
| Constipation chronique | Laxatifs osmotiques (macrogol) | Augmentent l’hydratation du côlon | |
| Neurologie | Épilepsie | Valproate, Lévétiracétam | Stabilisent l’activité électrique cérébrale |
| Maladie de Parkinson | L-Dopa (Modopar), agonistes dopaminergiques | Compensent le déficit en dopamine | |
| Psychiatrie | Dépression | ISRS (sertraline, fluoxétine) | Inhibent la recapture de la sérotonine |
| Trouble bipolaire | Lithium, Valproate | Stabilisateurs de l’humeur | |
| Anxiété / insomnie | Benzodiazépines (diazépam) | Potentialisent le GABA (attention : risque de dépendance) | |
| Schizophrénie | Antipsychotiques (halopéridol, rispéridone) | Antagonistes dopaminergiques / sérotoninergiques | |
| Pneumologie | Asthme | Bronchodilatateurs (salbutamol), CSI (béclométasone) | Dilatent les bronches, réduisent l’inflammation |
| Rhumatologie | Polyarthrite rhumatoïde | Méthotrexate, anti-TNF | Immunosuppression, freinent la destruction articulaire |
| Douleurs / inflammation | AINS (ibuprofène, kétoprofène) | Inhibent la COX-1/COX-2, bloquent les prostaglandines | |
| Immunologie | Allergies / urticaire | Antihistaminiques (cétirizine, loratadine) | Bloquent les récepteurs H1 de l’histamine |
| Maladies auto-immunes | Corticoïdes (prednisone), immunosuppresseurs | Freinent la réponse immunitaire |
CE QU’ON NOUS DIT PAS ?
Implicitement, les médecins nous font croire que stabiliser les marqueurs biologiques équivaut à guérir
MÉDECINE CONVENTIONNELLE ET MALADIES CHRONIQUES
Pour la médecine conventionnelle (allopathique), les maladies chroniques — diabète de type 2, maladies cardiovasculaires, obésité, maladies auto-immunes, cancers, etc. — sont en grande partie gérables mais rarement “guérissables” au sens strict.
Son paradigme repose sur quelques piliers :
- La maladie comme dysfonction d’un organe ou d’un système (cardiovasculaire, respiratoire, endocrinien, etc.) — on cherche une cible précise (un gène, une protéine, un organe) et on intervient dessus. Le traitement médicamenteux vise à compenser un déficit ou bloquer un mécanisme pathologique (voir tableau ci-dessus)
- La gestion des facteurs de risque — on ne parle pas de guérison mais de contrôle : maintenir une glycémie dans la norme, stabiliser une tension artérielle, éviter les complications. L’objectif est de ralentir la progression.
- Les recommandations hygiéno-diététiques — la médecine conventionnelle reconnaît pleinement le rôle de l’alimentation, de l’activité physique, du sommeil et de la réduction du stress. Elle a simplement de la difficulté à les intégrer dans la pratique clinique faute de temps et de formation … malheureusement !
- Certaines maladies chroniques peuvent réellement régresser — le diabète de type 2 via une perte de poids et un changement alimentaire radical est un exemple bien documenté de maladie qui peut être freinée. Mais la médecine conventionnelle reste prudente sur le mot “guérison”. Elle préfère parler de “rémission”.
LA DÉTOXIFICATION : UN CONCEPT ABSENT DE SON VOCABULAIRE
C’est ici que les paradigmes divergent profondément.
La médecine conventionnelle ne reconnaît pas le concept de “détoxification de l’organisme” comme base d’une thérapeutique. Voici pourquoi :
- Elle considère que le foie, les reins, les poumons et la peau assurent en permanence l’élimination des déchets métaboliques de façon autonome et efficace chez un individu sain
- Elle ne reconnaît pas l’existence d’un “encrassement” général de l’organisme comme facteur aggravant de la maladie
- Les “cures détox” (jus, jeûne, plantes drainantes) sont vues comme dépourvues de preuves cliniques solides, voire potentiellement dangereuses
Cela ne signifie pas qu’elle nie la toxicité environnementale. Le récent scandale au cadmium, par exemple, révélé par l’ANSES (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) nous montre qu’un travail de recherches scientifiques est mené par les autorités françaises. Mais le traitement de ces intoxications n’est pas abordé. L’ANSES se contentant de prévenir l’exposition et d’évaluer les risques, pas de traiter l’intoxication de ses concitoyens. Décryptage : “bonnes gens, débrouillez vous ! “
Les visions de la naturopathie classique et des approches d’Anthony William dit le “Medical Medium” (MM) divergent drastiquement de la vision allopathique (et de la médecine fonctionnelle¹) car elles reconnaissent le rôle central de la détoxification dans la gestion de la maladie et le retour à la santé.

LA DÉTOX EST CRUCIALE POUR MEDICAL MEDIUM
Selon les enseignements de Medical Medium (MM), la guérison est intrinsèquement liée à un processus de détoxification, car la majorité des maladies chroniques sont causées par une accumulation de toxines et de pathogènes.
LA DÉTOXIFICATION COMME MODE DE VIE

- Primum non nocere … premièrement ne pas nuire : c’est le premier principe de la naturopathie classique. En effet, si on élimine les “no food” (œufs, gluten, produits laitiers, maïs, huile de colza, soja …), on arrête mathématiquement d’alimenter les pathogènes à l’intérieur de nos organismes et donc de causer le désordre causé par eux. Par contre, il faut s’armer de patience car ces “no food” peuvent rester plusieurs mois dans l’organisme donc le simple fait de cesser de les consommer n’apportera pas un mieux être immédiat. Patience et foi sont de rigueur si on opte seulement pour ce premier niveau de détoxification.
- Il n’est pas strictement obligatoire de suivre une cure structurée comme la cure “3:6:9” pour commencer à guérir. Anthony William précise que le simple fait de réduire sa quantité de matières grasses permet déjà grandement de détoxifier et notamment si on se passe de gras le matin ce qui a pour avantage de poursuivre la détoxification qui commence de façon naturelle la nuit.
- Pour les personnes extrêmement sensibles et exténuées qui ne supportent pas les cures intenses, il est conseillé de prendre soin de son foie et de son système nerveux, en supprimant les “no food”, diminuant les graisses et en éliminant les aliments transformés tout en consommant des aliments entiers, à son propre rythme.
GUIDE-DES-ALIMENTS-PROTECTEURS-DE-VOTRE-SANTE.pdf (336 téléchargements )
- Des gestes simples comme boire de l’eau citronnée au réveil suivie du jus de céleri pur sont considérés comme des mesures de “nettoyage quotidien” qui aident le foie à évacuer les poisons accumulés durant la nuit.
- Une cure comme la 3:6:9 est décrite comme le moyen le plus efficace et le plus court pour “redémarrer” le foie et forcer l’expulsion des poisons enfouis, ce qui permet d’obtenir des résultats là où d’autres méthodes ont échoué. La cure 3-6-9 est conçue pour « craquer le code du foie » en s’alignant sur ses rythmes naturels (cycles de 3, 6 et 9 jours). Elle permet un nettoyage profond en ouvrant les vannes du foie de manière sécurisée.
- Le jeûne à l’eau. MM le recommande uniquement pour des problèmes digestifs aigus (intoxication alimentaire, grippe intestinale) et pour une durée très courte de 1 à 3 jours maximum. Il est fortement déconseillé pour les troubles neurologiques (migraines chroniques, brouillard mental, anxiété, fatigue), car il peut affaiblir les glandes surrénales et aggraver les symptômes. Le jeûne à l’eau se situe au sommet de la pyramide de détoxification mais seulement comme une intervention d’urgence. Le jeûne à l’eau n’est pas un mode de vie ni une cure de fond pour les maladies chroniques.
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¹ Functional Medicine, née aux États-Unis dans les années 1990, popularisée par l’Institut IFM
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